Le nouveau développeur star de Google est un Camerounais de 17 ans

Posted on February 15, 2017 22:05:02 Filed in Inovation & New Techs


L'Afrique a les yeux rivés sur un écran de smartphone. Entre 2014 et 2016, la consommation d'internet mobile a doublé sur le continent, comme nous le racontions ici. Plus d'un demi-milliard d'Africains utilise des services de téléphonie mobile, soit près de 46% de la population totale. Un boom de connectivité qui fait forcément naître des vocations parmi la nouvelle génération. 

Des talents africains de l'économie numérique se multiplient. Parmi eux, un jeune prodige qui fait beaucoup parler de lui. En novembre 2016, Nji Collins Gbah, un jeune geek camerounais de 17 ans, participait à une compétition de codage informatique organisée par le géant américain Google. Et parmi 1.300 participants venus de 62 pays, l'adolescent s'est démarqué, comme le raconte le site d'information Quartz. Il est le premier africain à figurer parmi les lauréats de ce prix annuel du codage organisé chaque année au niveau mondial par Google. 

Coupure internet

Mais le talent de Nji Collins Gbah aurait très bien pu échapper aux radars de l'entreprise américaine. Comme le raconte la BBC, le gouvernement camerounais a coupé la connexion internet dans la région de Bamenda, où vit Gbah, dans le nord-ouest du pays. Cette région anglophone est actuellement secouée par des manifestations. La population s'estime en effet marginalisée par l'administration francophone du Cameroun, notamment en ce qui concerne les emplois dans la fonction publique. 

Mais après quasiment deux semaines de coupure, l'adolescent a reçu par e-mail une nouvelle inattendue: Google l'a sélectionné parmi ses 34 lauréats de l'édition 2016. 

«C'était vraiment fou. Cela signifie que tout le travail que j'ai fait pour écrire du code est récompensé, a confié Gbah. Je voulais une connexion et je vais pouvoir continuer à étudier et rester en lien avec Google», a t-il confié à la BBC. 

La région anglophone du Cameroun est connue pour être une riche pépinière numérique. Elle a même un surnom: la Silicon mountain. Mais le manque de moyens est un frein pour l'innovation locale. 

«Comme à la Silicon Valley américaine, les jeunes d'ici savent qu'avec une bonne idée, un ordinateur et une connexion Internet, ils peuvent conquérir le monde, explique au journal Le Monde Paul Otto Akama, à la tête de Skademy, une plate-forme d'apprentissage technologique en ligne

Nji Collins Gbah en est l'exemple parfait. 

Slate Afrique



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