Festival de Cannes 2017 : Pour la 1ère fois, un film africain en compétition

Posted on May 27, 2017 19:24:39 Filed in Cultures & Evenements


Pour le 70è anniversaire du festival du cinéma et du film, l'Afrique est honorée pour la première fois, à travers le film «La Belle et la Meute» (« Aala kaf lfrit ») de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania.

Le Festival de Cannes est l'un des plus grands rendez-vous interplanétaire du cinéma et du film. Cette année, le festival est à sa 70è éditions, et les grands noms du cinéma, que ce soit les réalisateurs, les metteurs en scène, les mécènes, ainsi que les acteurs, pour ne citer que ceux-là, se sont retrouvés à Cannes en France pour «exposer» leur savoir faire dans le domaine cinématographique après deux ans de recherche, de création, d'imagination,  de créativité et de production. Et pour ce 70è anniversaire du festival du cinéma et du film, l'Afrique est honorée pour la première fois, à travers le film «La Belle et la Meute» (« Aala kaf lfrit ») de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania. Projeté dans la sélection officielle du festival de Cannes 2017. En résumé, le long métrage raconte le calvaire d'une jeune femme violée. Ce qui sonne le début d'une révolte contre les institutions corrompues et le combat pour la justice.

"Makala", une réalité africaine vue du Congo
Il faut aussi noter que dans les sections parallèles le documentaire "Makala" (charbon en langue swahili), un documentaire du Français Emmanuel Gras -qui met en exergue cette réalité existentielle africaine qu'est la résistance, mieux la résilience-, tourné en République démocratique du Congo, a été projeté mercredi à la Semaine de la critique.
On y voit un jeune et pauvre paysan du Katanga, Kabwita Kasongo, 28 ans, abattre un arbre à la hache, le débiter et construire un four pour le consumer. Le combustible est ensuite mis dans dans de lourds sacs attachés à un vélo. Le paysan, à chaque fois, doit pousse cet attelage sur la cinquantaine de kilomètres qui séparent son village de laville, Kolwezi, où il va vendre son produit. L'objectif de ce père de trois enfants est de se faire suffisamment d'argent pour offrir un avenir meilleur à sa famille. Le mythe de Sisyphe de la mythologie grecque où le héros est condamné à pousser éternellement jusqu'en haut d'une colline un rocher qui en redescendait une fois au sommet, est presque parfaitement ici dessiné.

Un documentaire « Né d'une image »
« Le film est né vraiment d'une image. C'est-à-dire que j'ai vu des gens pousser ces vélos-là et j'ai trouvé ça visuellement quelque chose de puissant. Et j'ai eu envie de creuser derrière cette image-là, quelle était la vie de quelqu'un qui faisait ça ? Un mythe, c'est bien souvent en fait une idée : Sisyphe, celui qui pousse éternellement son chargement. Là c'est ça. Tout s'incarne en fait par une image, et résume une forme de condition humaine », explique l'auteur du documentaire terminé quelques jours seulement avant sa présentation à cannes.
Pour ne pas s'arrêter en si bon chemin, Emmanuel Gras a annoncé sur les ondes de RFI  qu'il retournera au Katanga au plus tard dans un an pour montrer Makala à Kabwita Kasongo et son village.

Natondi Kamerun



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