Côte d'ivoire - Affaire Agrobusiness : Le célèbre avocat Me Bourdon mandaté pour la défense des souscripteurs

Posted on June 2, 2017 21:35:51 Filed in Actualites


 

Face aux drames des 200.000 (deux cent mille) souscripteurs ayant investi pour la plupart toutes leurs économies  dans le montage prometteur de l'Agrobusiness qui a été finalement détourné par l'Etat opportuniste, rentier et prébendier, le SIIABCI (Syndicat des Investisseurs Indépendants de l'Agro-Business) a donné mandat Cabinet d'avocat Me Bourdon et Associés basé à Paris en France, pour défendre les intérêts de ces souscripteurs que l'Etat ivoirien, sans qu'on sache exactement pourquoi diable il s'est invité de manière si bordélique dans cette affaire, a décidé de rembourser à la tête du client, au travers de critères d'indemnisation sélectifs, et arbitraires, donc absolument contestables. Bien  évidemment, la défense des souscripteurs ne pouvant se faire sans leur consentement, il est question aujourd'hui que ces milliers de personnes que le gouvernement Ouattara tente de diviser en les rangeant par catégories de remboursés chéris, d'une part, et de non remboursés honnis d'autre part, comprennent qu'ils ont les mêmes intérêts, et qu'ils doivent s'unir et ne pas se laisser instrumentaliser par un gouvernement qui finira par gruger d'une grande partie de leurs droits, ceux-là-mêmes qu'il aura réussi à attirer à lui.


C'est pour mieux faire comprendre l'impératif de cette unité autour de l'action à mener que le 23 mai dernier, Me Bourdon et les principaux souscripteurs de l'agrobusiness ont donné une conférence de presse au cours de laquelle l'avocat français a dit sa détermination à défendre les intérêts des souscripteurs qui ont eu raison de conclure différents contrats dans le secteur de l'agrobusiness, mais qui ont été lésés.  Le célèbre homme de droit qui était pour la circonstance assisté par un autre avocat, Me Repolt,  s'est d'ailleurs dit fier de représenter les intérêts des membres du Syndicat des Investisseurs Indépendants de l'Agro-Business, constitué tant des Ivoiriens de la diaspora que de ceux du terroir,  qui, de bonne foi, ont  investi des sommes qui constituaient pour certains des épargnes très importantes, des épargnes de toute leur vie, et qui se retrouvent aujourd'hui dans la difficulté de respecter leurs engagements pris vis-à-vis des tiers, de réaliser leurs objectifs afin d'obtenir des Retour Sur Investissements (RSI), voire pour la plupart, de récupérer  simplement leurs mises.

 

Si Me Bourdon dit comprendre que l'Etat ivoirien ait pris des diligences pour déterminer si parmi les entreprises impliquées dans cette opération il y en avait qui ont agi contrairement à la loi, donc contre les intérêts des souscripteurs, il dénonce cependant l'amalgame qui aura consisté à mettre dans le même panier des entreprises respectables qui voient ainsi leur fonctionnement paralysé et celles qui se seraient mises en marge de la loi.


Occasion pour  Me Bourdon de faire comprendre non seulement aux participants à la conférence, mais aussi à ceux qui n'y étaient pas, pour une raison ou une autre, que le mandat donné à son cabinet était de faire en sorte que les personnes qui ont souscrit de bonne foi soient protégées.

En fait, si Me Bourdon dit comprendre que l'Etat ivoirien ait pris des diligences pour déterminer si parmi les entreprises impliquées dans cette opération il y en avait qui ont agi contrairement à la loi, donc contre les intérêts des souscripteurs, il dénonce cependant l'amalgame qui aura consisté à mettre dans le même panier des entreprises respectables qui voient ainsi leur fonctionnement paralysé et celles qui se seraient mises en marge de la loi.

La démarche qui est la celle du cabinet d'avocat, a-t-on appris par la même occasion, consistera à demander formellement, officiellement, solennellement à l'Etat ivoirien de faire en sorte que ceux qui ont investi de bonne foi, que les entreprises saines soient en mesure de mener à terme les engagements contractuels qui ont été pris, et que celles qui auraient des comptes à rendre à la justice, le fassent, car une mauvaise gestion de cette affaire pourrait décourager de futurs investissements.

Pour Me Repolt, il est surtout question dans cette action visant à protéger les souscripteurs, d'une démarche visant à responsabiliser l'Etat dans la façon dont il mène les enquêtes ou met en cause le comportement de certaines sociétés. Une façon d'interroger les mécanismes d'indemnisation  mis en place, qui  indemnise certains investisseurs et pas d'autres, sur des critères contestables, une partie de la diaspora ou toute une partie des ivoiriens de la diaspora ayant été exclue du dispositif d'indemnisation.

 

La démarche qui est la celle du cabinet d'avocat, a-t-on appris par la même occasion, consistera à demander formellement, officiellement, solennellement à l'Etat ivoirien de faire en sorte que ceux qui ont investi de bonne foi, que les entreprises saines soient en mesure de mener à terme les engagements contractuels qui ont été pris, et que celles qui auraient des comptes à rendre à la justice, le fassent, car une mauvaise gestion de cette affaire pourrait décourager de futurs investissements.


Or tant que certains croiront que l'enfer c'est les autres, le gouvernement ivoirien qui tire les ficelles de ce scandale du dévoiement de l'aventure financière unique en Afrique qu'aura été l'Agrobusiness, continuera de profiter de leur argent pour payer ses mutins et autres rebelles comme il l'avait déjà fait en janvier dernier selon certaines sources ivoiriennes qui se sont confiés sous anonymat.  La preuve en est que ceux qui ont été brandis il y a quelques temps comme ayant obtenu des remboursements partiels et qui avaient accepté de jouer à cette farce contre la promesse d'être effectivement remboursés par la suite, en sont aujourd'hui à cuver une terrible déception, doublée au fait qu'ils n'ont plus le courage d'aller s'exhiber auprès de ceux qui se plaignent publiquement, y compris à travers des marches de protestation.

Et vint le temps de la justice

La démarche du SIIABCI vise donc à leur donner les moyens à ceux-là aussi de s'inscrire résolument, sous le couvert du syndicat, dans la démarche procédurale globale sans encourir des représailles dues au fait d'avoir été individuellement identifiés. Ce qui n'est pas bien compliqué, du moment où il ne suffit que d'adhérer au SIIABCI en prenant une carte de membre. Il est clair que d'un point de vue strictement légal, nul ne peut défendre en justice un individu sujet à des maltraitances qui ne s'est pas plaint, à moins qu'il soit mineur ou mort. C'est ce que les membres du bureau dirigeant du SIIABCI, en leur qualité de mandants ivoiriens du Cabinet Bourdon, ont voulu faire savoir à tous lors de la conférence du 23 mai 2017 dont vous pouvez visualiser plus haut le propos liminaire des principaux intervenants : « le cabinet Bourdon ne peut agir sans mandat de chaque souscripteur. », a affirmé le représentant du SIIABCI à la conférence, non sans souligner au passage que le syndicat était disposé à négocier avec les sociétés qui ne se reconnaissent pas dans les manœuvres d'escroquerie visant à passer par pertes et profits les souscriptions de ses membres. Des négociations qui auront pour finalités, soit le paiement des RSI des souscripteurs, soit a minima, le remboursement des mises de départ.

« le cabinet Bourdon ne peut agir sans mandat de chaque souscripteur. », a affirmé le représentant du SIIABCI à la conférence, non sans souligner au passage que le syndicat était disposé à négocier avec les sociétés qui ne se reconnaissent pas dans les manœuvres d'escroquerie visant à passer par pertes et profits les souscriptions de ses membres. Des négociations qui auront pour finalités, soit le paiement des RSI des souscripteurs, soit a minima, le remboursement des mises de départ.


En résumé, pour reprendre monsieur Serifou Hamed qui mène le combat sur tous les fronts pour que les souscripteurs rentrent dans leurs droits, le temps de la justice est venu. Car depuis le début de la crise du secteur de l'agrobusiness. Le gouvernement a choisi de réprimer par la violence des manifestations pacifiques des souscripteurs, refusant d'entendre la grogne sociale, les lamentations de son peuple.

Ndam Njoya Nzoméné



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