Mort "suspecte" de Mgr Balla : ces coïncidences et contradictions qui évoquent l'assassinat

Posted on June 10, 2017 02:30:57 Filed in Cameroun



Qu'ils soient des criminels ordinaires, des hommes d'appareils ayant voulu empêcher un scandale politique ou de moeurs d'être révélé, ou encore une ou des personnes ayant voulu régler un compte personnel avec le prélat, ceux qui sont à l'origine de la mort du défunt évêque de Bafia ont été bien naïfs de croire que les milliards d'hommes que compte la terre -dont plus de 2 milliards de chrétiens, 25 millions de Camerounais...- seront tous dupes pour avaler la thèse du suicide, simplement en lisant un soi-disant "Je suis dans l'eau"  et en retrouvant par la suite la dépouille de leur victime... "dans l'eau".

Ils avaient simplement oublié qu'il y a la science et le bon sens, embusqués quelque part, pour les débusquer. Et voilà que 24 heures seulement après la découverte du cortps du regretté homme de Dieu, et alors que ledit corps était toujours sous analyses médicolégales dont on attend d'ailleurs encore la publication officielle des résultats, des  indiscrétions fusant de sources difficilement contestables, permettent aux Camerounais et autres chrétiens éplorés d'avoir en leur possession, des détails qui infirment la thèse infamante du suicide, et accréditent fortement celle de l'assassinat. Même si pour l'instant, il est difficile de dire avec exactitude qui en est ou en sont les auteurs.

... des  indiscrétions fusant de sources difficilement contestablespermettent aux Camerounais et autres chrétiens éplorés d'avoir en leur possession, des détails qui infirment la thèse infamante du suicide, et accréditent fortement celle de l'assassinat. Même si pour l'instant, il est difficile de dire avec exactitude qui en est ou en sont les auteurs.


Voici quelques-uns de ces détails sur lesquels on est obligé de convenir avec tous ceux, journalistes, professionnels de la médecine légale ou simples observateurs, qui suivent l'affaire depuis la découverte "dans l'eau" du corps.
- la première curiosité est celles des images d'après découverte du corps montrant un cadavre allongé, avec un ventre plat, alors qu'il aurait passé trois jours dans l'eau.
son visage est la première partie du corps à avoir été couverte et dissimulée au public, comme s'il y avait quelque chose à cacher (par exemple, des traces insupportables à la vue de torture ou, dans le cas d'espèce... du "suicidé", d'autoflagellation). Au point où certains de ceux qui nourrissaient l'espoir de revoir un jour en vie Mgr Balla en sont venus à se demander si c'était effectivement son corps qui avaitété retrouvé dans l'eau et présenté au public.

- Sur l'image ci-dessus, tous les observateurs conviennent que les chaussures que l'évêque porte à ses pieds sont inversées au pied droit et renversées au pied gauche.
- Un homme qui veut se suicider, qui a bien rangé ses pièces d'identité dans sa voiture et avec un petit mot « Je suis dans l'eau », ne peut pas oublier de bien se chausser avant de se jeter dans l'eau.
- Un autre point important sur la thèse du meurtre a été révélé par Xavier Messè, directeur de publication du journal L'ANECDOTE sur RFI. Il a fait savoir que les organes génitaux de Mgr Jean Marie Benoît BALA, évêque de Bafia ont été mutilés. Il poursuit son propos en indiquant que les jambes ainsi que les bras du prélat ont été facturés.
- le pêcheur malien présenté comme celui qui a découvert le corps explique avoir trouvé le corps de l'évêque flottant sur la rive gauche et l'avoir donc entrainé vers un arbre près du rivage, auquel il l'a ensuite attaché. Cette déclaration est battue en brèche par celle du Contre-amiral de la Marine qui dit avoir vu le corps à 1 m de profondeur.  Au fait, qui du pêcheur ou des éléments de la Marine a finalement découvert le corps ? La version officielle et télévisée de l'affaire laissant croire que c'est le pêcheur qui aurait fait la découverte et fait appel à la marine,  faut-il croire qu'un respectable officier général de l'armée a menti délibérément et gratuitement ? Quelqu'un aurait-il donné l'ordre à l'un –le pêcheur- de dire qu'il a trouvé le corps "sur l'eau", en ignorant qu'ailleurs, quelqu'un d'autre donnait un ordre contraire à l'autre –l'officier de la Marine- de dire que le corps avait été [effectivement] trouvé "dans l'eau" ? Que faisait un corps mort  à un mètre de profondeur au lieu de flotter sur l'eau ?
- Selon certains témoignages rapportés, mais que nous n'avons pu vérifier, les populations de Tsang auraient affirmé avoir entendu un hélicoptère survoler le lieu où le corps a été retrouvé, et qu'un objet aurait été jeté dans l'eau dans la nuit de jeudi à vendredi entre 2 h et 4 h du matin.

le pêcheur malien présenté comme celui qui a découvert le corps explique avoir trouvé le corps de l'évêque flottant sur la rive gauche et l'avoir donc entrainé vers un arbre près du rivage, auquel il l'a ensuite attaché. Cette déclaration est battue en brèche par celle du Contre-amiral de la Marine qui dit avoir vu le corps à 1 m de profondeur.  Au fait, qui du pêcheur ou des éléments de la Marine a finalement découvert le corps ? La version officielle et télévisée de l'affaire laissant croire que c'est le pêcheur qui aurait fait la découverte et fait appel à la marine,  faut-il croire qu'un respectable officier général de l'armée a menti délibérément et gratuitement ?


- les médecins légistes affirment que le corps de l'homme qui était censé se trouver  "dans l'eau" depuis au moins la nuit du 30 mai n'aurait visiblement pas, du moins du point de vue de la science, passé 12 heures "dans l'eau" avant son retrait par les sapeurs-pompiers et les éléments de la Marine, et qu'en plus, le ventre n'affichait aucun ballonnement, pas plus que les poumons du disparu, même après avoir séjourné de la nuit du 30 mai au matin du 02 juin "dans l'eau" ne contenaient la moindre goutte d'eau. Faut-il donc penser que Monseigneur Balla se serait "suicidé" ou aurait été "suicidé" avant de se jeter "dans l'eau" ? Pourquoi sur toutes les photos on voit la voiture du "suicidé" positionnée dans la direction de Bafia alors qu'il en venait ? Et puis, qui avait intérêt à faire croire dès le matin du 31 mai, soit moins de 12 heures avant son départ du diocèse « aux environs de 23 heures » (sic), qu'il se serait jeté dans le fleuve ?

Quelqu'un aurait-il donné l'ordre à l'un –le pêcheur- de dire qu'il a trouvé le corps "sur l'eau", en ignorant qu'ailleurs, quelqu'un d'autre donnait un ordre contraire à l'autre –l'officier de la Marine- de dire que le corps avait été [effectivement] trouvé "dans l'eau" ? Que faisait un corps mort  à un mètre de profondeur au lieu de flotter sur l'eau ?

Il n'est nullement besoin -comme le laissent déjà penser ceux qui ont intérêt à ce que la lumière ne soit pas faite sur cette affaire- de vouloir faire le travail des enquêteurs de la police judiciaire, pour faire toutes ses remarques et bien d'autres qui couvent, mais de leur suggérer des pistes qu'ils peuvent prendre en compte ou pas.

- les médecins légistes affirment que le corps de l'homme qui était censé se trouver  "dans l'eau" depuis au moins la nuit du 30 mai n'aurait visiblement pas, du moins du point de vue de la science, passé 12 heures "dans l'eau" avant son retrait par les sapeurs-pompiers et les éléments de la Marine, et qu'en plus, le ventre n'affichait aucun ballonnement, pas plus que les poumons du disparu, même après avoir séjourné de la nuit du 30 mai au matin du 02 juin "dans l'eau" ne contenaient la moindre goutte d'eau. Faut-il donc penser que Monseigneur Balla se serait "suicidé" ou aurait été "suicidé" avant de se jeter "dans l'eau" ?

Une chose est sûre, cette disparition mystérieuse signée d'un calembour grotesquement masqué, "Je suis dans l'eau" -comme si l'évêque invitait des connaissances retardataires à le retrouver au point convenu d'un rendez-vous où il les aurait précédés, ou comme s'il invitait des amis à une partie de natation dans les profondeurs du fleuve,  n'a pas fini de cracher ses secrets.

Ndam Njoya Nzoméné



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