Moyen-Orient: L'Arabie saoudite plus complaisante avec le terrorisme que le Qatar

Posted on June 9, 2017 21:31:06 Filed in International


Manipulée par les Etats-Unis d'Amérique et Israél, l'Arabie  saoudite a pris la tête d'un sulfureux quatuor déterminé à vassaliser l'émirat gazier du golfepour affaiblir l'ennemi juré qu'est la République Islamique d'Iran. Le prétexte est tout trouvé : le soutien de Doha aux groupuscules terroristes. Et pourtant, les plus importants d'entre eux, à défaut d'y être créés, ont été formés et sont financés par... l'Arabie saoudite.



Rupture des relations diplomatiques avec le Qatar qui abriterait divers groupes terroristes pour déstabiliser la région dont Daech et Al-Qaïda, afin de se prémunir des dangers du terrorisme et de l'extrémisme. C'est la raison avancée par l'Arabie saoudite et les gouvernements suivistes des Emirats Arabes Unis, de Bahreïn et d'Egypte pour justifier la mise en quarantaine de ce pays membre du Conseil de coopération du Golfe (CCG) dont l'opulence et les relations étroites avec la République Islamique d'Iran suscitent des jaloux.

Une raison qui n'a cependant pu duper personne, tant les antécédents de proximité de l'Arabie saoudite avec le terrorisme sont si gros qu'en entendant ce pays indexer un autre Etat de soutien à des mouvements terroristes, on a l'impression de vivre une altercation entre un fou intégral et un aliéné. La poêle qui se moque du chaudron, pour des observateurs avisés de la politique internationale qui savent que l'Arabie saoudite est la terre de naissance et de prédilection même du fondamentalisme musulman  qui a donné naissance à cette déviance capitale qu'est l'intégrisme, prétexte tout trouvé par des musulmans pour fanatiser leurs coreligionnaires, et les utiliser ensuite pour la réalisation de leurs projets politiques… voire "diplomatiques".

Il ne faut pas perdre de vue en effet, que les actions terroristes commises par des terroristes formés en Arabie saoudite ont souvent permis à ce pays de se rapprocher des puissances occidentales qui en avaient besoin pour déstabiliser des puissances concurrentes.

Souvenons-nous du Saoudien Ben Laden, travaillant à saper la stabilité de l'Afghanistan pour le compte des Etats-Unis, qui supportaient mal l'influence sur ce pays de l'ex-Union soviétique. Face aux coups de boutoirs du terroriste saoudien financé par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, l'ex-Urss devait finalement se retirer d'Afghanistan en 1989, et son homme de confiance, Mohammad Najibullah Ahmadzai, finit par être renversé en 1992 et se réfugia dans les locaux de la représentation de l'Onu à Kaboul où il fut assassiné en 1996 par les Talibans du Mollah Mohammad Omar, lui-même sorti des moules d'un fondamentalisme musulman issu d'Arabie saoudite que l'on appelle le wahhabisme.

Des exemples cités par des voix autorisées de la complicité du royaume des Al Saoud avec les organisations de l'Internationale terroriste sont légions. Par exemple la manne financière dont auraient bénéficié Daech, Al-Qaïda, et d'autres groupuscules terroristes selon le journal français Marianne, qui s'appuie sur les révélations de concernant l'affaire des "emails" de la candidate démocrate à la Maison Blanche, Hillary Clinton.

Souvenons-nous du Saoudien Ben Laden, travaillant à saper la stabilité de l'Afghanistan pour le compte des Etats-Unis, qui supportaient mal l'influence sur ce pays de l'ex-Union soviétique. Face aux coups de boutoirs du terroriste saoudien financé par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, l'ex-Urss devait finalement se retirer d'Afghanistan en 1989, et son homme de confiance, Mohammad Najibullah Ahmadzai, finit par être renversé en 1992


« Parmi les courriels rendus publics l'automne dernier, relève notre confrère, figure par exemple un email daté du 17 août 2014 dans lequel celle qui fut secrétaire d'Etat entre 2009 à 2013 pointe clairement le rôle du Qatar et de l'Arabie saoudite dans l'expansion, entre autres, de Daech : "Nous devons utiliser notre diplomatie et profiter des atouts de nos services de renseignement pour mettre sous pression les gouvernements du Qatar et de l'Arabie saoudite, qui fournissent un soutien financier et logistique à Daech et à d'autres groupes radicaux dans la région" ». Marianne ajoute que cette dénonciation  avait réitérée publiquement par Hillary Clinton pendant la campagne électorale en juin 2016, au lendemain de l'attentat d'Orlando. "Il est plus que temps que les Saoudiens, les Qataris, les Koweïtiens et d'autres empêchent leurs ressortissants de financer des organisations extrémistes".

"Nous devons utiliser notre diplomatie et profiter des atouts de nos services de renseignement pour mettre sous pression les gouvernements du Qatar et de l'Arabie saoudite, qui fournissent un soutien financier et logistique à Daech et à d'autres groupes radicaux dans la région... "Il est plus que temps que les Saoudiens, les Qataris, les Koweïtiens et d'autres empêchent leurs ressortissants de financer des organisations extrémistes".

Hillary Clinton (ex-Secrétaire d'Etat américain).


Le fin mot de l'histoire ou les véritables raisons de l'algarade
Plus qu'une question de se prémunir contre le terrorisme soutenu par le Qatar, la vraie raison du conflit qui oppose ce petit pays à l'Arabie soutenue par certains Etats considérés dans le golfe comme ses satellites puise ses sources dans une certaine lutte d'influence qui oppose le royaume wahhabite à l'Iran, pays avec lequel le Qatar entretient plutôt de très bonnes relations. Marianne rappelle à ce propos qu' « En 2014, l'Arabie saoudite avait temporairement rappelé son ambassadeur à Doha en raison des liens tissés entre le Qatar et l'organisation des Frères musulmans, considérée par le royaume saoudien comme concurrente vis-à-vis de l'un de ses principaux fonds de commerce : la diffusion de la pensée wahhabite, qui prône la pratique d'un islam ultra-rigoriste. Les tensions entre les Qataris et les Saoudiens sont ensuite montées d'un cran après que des articles de presse publiés ces derniers jours ont prêté à l'émir du Qatar, Tamim Bin Hamad Al-Thani, des propos critiques à l'égard de la position anti-iranienne de ses voisins et du président américain Donald Trump, reçu avec faste en Arabie saoudite il y a deux semaines. ».

Ndam Njoya Nzoméné



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