Le fils de Khadaffi Saif El Islam a ete libéré et recu par les libyens dans la joie

Posted on June 16, 2017 03:09:19 Filed in Actualites


Réputée plus respectueuse des droits de l'homme et plus équitable, la justice occidentale, celle incarnée par la Cour Pénale Internationale vient de recevoir un gros pied de nez de l'Afrique, à travers la libération il y a moins d'une semaine, de  Saif El Islam, deuxième fils de l'ancien dirigeant libyen -tué en 20111-, qui était jusqu'ici détenu par un groupe armé.

La preuve vient ainsi d'être administrée que quand les Africains ont à juger de leurs affaires, ils savent où se trouvent leurs intérêts. En Libye, en l'occurrence, le principal intérêt de ce peuple meurtri par six années d'une guerre civile particulièrement meurtrière et dévastatrice, est la paix. Une paix qui passe par le pardon mutuel, la capacité à transcender le mal que les uns et les autres se sont fait, pour aller de l'avant et reconstruire le pays, qui, cela est évident, devra rester, tandis que les hommes qui se battent et l'ensanglantent pour le contrôler, sont appelés à passer. Aux dernières nouvelles, Saif El Islam Khadaffi aurait été accueilli -après sa libération- dans la liesse par ses compatriotes dont beaucoup verraient déjà en lui un probable "futur sauveur de la Libye". Preuve que la politique est beaucoup plus complexe que le font croire ceux qui veulent lui appliquer les règles de l'arithmétique.

On ne peut pas en dire autant de la Côte d'Ivoire où la Justice des plus forts animée par la CPI maintient en prison depuis six ans Laurent Gbagbo, maillon essentiel d'un processus de réconciliation dont le peuple ivoirien appelle de tous ses vœux l'enclenchement. Et avec lui, son jeune compagnon d'infortune, Charles Blé Goudé. Le comble, c'est qu'à ce jour, nul ne sait combien de temps encore va durer le procès en sorcellerie fait à Gbagbo et ses proches sous le couvert d'une soi-disant justice, par les soutiens occidentaux de son tombeur, Alassane Ouattara, qui détient déjà en Côte d'Ivoire, l'épouse de son prédécessuer, condamnée quant à elle à 25 ans de prison.

Natondi K.



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