Faillite de l'Etat ivoirien : Une marche de protestation du FPI tendance Affi N'guessan annoncée pour le 17 juin

Posted on July 16, 2017 23:51:56 Filed in Actualites


Alibi démocratique de Ouattara pour une bonne frange des opinions africaine et ivoirienne, sauveur du parti fondé à la fin des années 1970 par le Pr. Laurent Gbagbo pour ses partisans, pascal Affi N'Guessan qui dirige aujourd'hui l'aile dissidente du Front Populaire Ivoirien, ou plutôt sa "façade légale", entend en rajouter à tout ce qui contribue à mener la vie dure au potentat néocolonialiste installé au pouvoir à Abidjan par la France et l'ONU par rébellion interposée. Il a annoncé jeudi sa rentrée en scène pour la date du 17 juin prochain.

« Tous dans la rue le 17 juin », a-t-il  instruit lors d'une conférence de presse au siège du parti. La marche de protestation pacifique contre l'action du gouvernement ivoirien que compte conduire l'ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo a pour but de dénoncer la politique menée par le chef de l'Etat, Allassane Dramane Ouattara, alias ADO. Une politique marquée par le pourrissement de la situation sociopolitique et économique du pays selon Affi N'Guessan qui évoque entres  « La faillite de l'État s'observe par les nombreux actes de défiance », a affirmé Pascal Affi N'Guessan, « la corruption endémique », « la complicité de l'État » dans le scandale de l'agrobusiness, la condamnation récente de l'opposant Sam l'Africain, « la gestion catastrophique » des  mutineries dans les casernes ivoiriennes. Pour tous ces phénomènes qui induisent la « la faillite de l'Etat », « Nous devons réagir et crier notre colère de façon bruyante dans la rue », affirme-t-il, faisant de la marche annoncée un défi à relever. Car ce sera selon lui la première grande marche de l'opposition depuis l'accession au pouvoir du co-tombeur de Laurent Gbagbo dont certains de ses camarades l'accusent d'être devenu le complice de facto.
Mais des observateurs appréhendent déjà à un mois de cette échéance de démonstration de force politique, que la marche ne sera pas grande, pas plus que le cri de colère ne sera bruyant. Et pour cause, ceux des militants du FPI restés fidèles au fondateur du parti incarcéré au Pays-Bas, ceux –là que certains appellent tantôt affectueusement tantôt par dérision "les Gbagbo ou rien" ne s'estiment pas concernés par l'appel à la marche. « Il peut marcher, nous ne nous sentons pas concernés », a affirmé Boubakar Koné, porte-parole de l'aile dure du FPI conduite par Aboudramane Sangaré, qui ne reconnait aucune légitimité à Affi N'Guessan.

Le gouvernement ivoirien qui sait choisir son FPI à lui quand ça l'arrange, pourra alors fonder une éventuelle interdiction illégale de la marche d'Affi sur le fait que le FPI étant divisé, il ne sait pas auquel des deux camps fratricides accorder l'autorisation de parler au nom du FPI. Cette fois-là, ce sera le tour du FPI "des fidèles" d'être accusé de favoriser tacitement le régime ADO.

Ndam Njoya Nzoméné et Natondi Kamerun



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