Libye- Assassinat de Kadhafi, crimes de guerre, crimes contre l'humanité: Nicolas Sarkozy trainé à la Cour Pénale Internationale

Posted on October 9, 2017 18:30:27 Filed in International


 
Syrte (Libye), 20 octobre 2011. Près de deux tunnels, où les combattants disent avoir capturé Kadhafi, on peut lire : «C'est le lieu de Kadhafi, le rat... Dieu est le plus grand»
AFP/P. Desmazes

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« Nous avons porté plainte ce matin à 4heures 05 minutes sur le site internet de la CPI, comme elle le demande d'ailleurs, contre l'ancien président français Nicolas Sarkozy pour crime de guerre, crime contre l'humanité ». Telle est en substance la grande annonce faite samedi par les responsables du  Front international de la société civile panafricaine (FISPA) à peine sorti des fonts baptismaux.

Sur la sellette au sein de l'opinion africaine depuis avant même son départ de l'Elysée pour ses menées bellicistes en Côte d'Ivoire et en Libye, ainsi que son coup de gueule sur la non-historicité de l'Afrique, son rôle joué dans la libération des trafiquants d'êtres humains de l'Arche de Zoé, l'ancien président français Nicolas Sarkozy de Nagi-Bocsa vient d'être désigné formellement par des organisations africaines de la société civile pour rendre compte devant la Cour Pénale Internationale de sa responsabilité dans la déstabilisation de la Libye et le massacre des dizaines de milliers d'êtres humains causés par l'intervention armée de la France dans ce pays.

 
La dépouille de Kadhafi

« Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l'assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines. Voilà pourquoi nous adhérons à ce combat. ». Tel est, décliné par l'activiste guinéen Elie Kamano, le premier acte fort posé par  le Front international de la société civile panafricaine (Fispa), une coalition créée le week-end dernier à Bamako au mali par une quinzaine d'activistes et d'associations de la société civile africaine dont "Y en a marre" du Sénégal, "Le Balai citoyen" du Burkina Faso ou encore "Le Peuple n'en veut plus" de la Guinée.

Cette nouvelle coalition dont les associations membres sont fédérées par l'objectif de défendre l'Afrique, la démocratie, la dignité et les droits de l'homme, pense que l'attentisme n'a que trop duré en ce qui concerne le devoir de l'ancien chef de l'Etat français de rendre des comptes relativement à sa guerre coloniale en Libye, dans la mesure où aucune initiative n'a été prise dans ce sens depuis l'assassinat en 2011 de l'ancien président Mouammar Kadhafi : « Beaucoup de gens se sont offusqués, mais il n'y a eu aucune action et cette action, je crois, arrive à son heure pour dire : il est temps. Ce que nos dirigeants n'ont pas réussi, à nous de le réussir. Pour la dignité africaine aussi, car c'est un président africain qui a été assassiné », a affirmé samedi le rappeur sénégalais, membre du mouvement « Y en a marre », Simon Kouka, lors de la conférence de presse de lancement du FISPA.

La CPI face au défi de la restauration de sa propre crédibilité !

L'artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly, parrain de la nouvelle organisation, quoiqu'il ait soutenu l'agression par la France de son propre pays, la Côte d'Ivoire, en 2011, quand il fallait renverser le chrétien et Bété  Laurent Gbagbo au profit du musulman et "Dioula" Alassane Ouattara, a affirmé quant à lui que « l'assassinat du colonel Kadhafi était un règlement de compte personnel, et l'assassinat du colonel Kadhafi a déstabilisé tout un continent ». Et même s'il estime que la plainte aurait dû être déposée plus tôt, il pense qu'il n'est pas tard pour le faire, ne serait-ce que pour des raisons de principe : « Il est important que la jeunesse africaine réagisse pour l'histoire. Quand le colonel Kadhafi a été assassiné et qu'on a vu qu'il y a des témoins, on a voulu qu'il y ait un procès. Même si l'occident ne fait pas ce procès, on veut que les gens sachent qu'on a réagi. Si la CPI ne réagit pas ça veut dire que la CPI choisit ses clients, et le monde entier saura qu'il y a des gens qui peuvent être arrêtés et des gens qui ne peuvent pas être arrêtés ».

Pour les plaignants qui menacent de « mener autrement la lutte » « si la CPI ne réagit pas » c'est Nicolas Sarkozy qui entrainé l'occident dans la guerre en Libye ayant débouché sur la mort de Kadhafi et de 50 000 autres personnes suite à l'effondrement de la Libye. Ce à quoi il faut ajouter comme conséquence collatérale, la recrudescence des actes terroristes au mali en particulier et dans la zone du Sahel en général.

Natondi K.



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