Côte d'Ivoire : Après l'arrestation de Soul to Soul, Guillaume Soro en exil en Russie ?

Posted on October 10, 2017 00:50:31 Filed in Actualites


 
Guillaume Soro. En juin dernier, interviwé par Jeune Afrique, il affairmait : « J'ai l'habitude des procès en sorcellerie »

Nous souhaitons nous tromper, mais la situation en Côte d'Ivoire ce soir ressemble à s'y méprendre à une sorte de réédition de la fameuse "nuit des longs couteaux", à la nuance ici qu'elle s'étend un peu plus sur la durée.

Souleymane Kamarate (alias Soul to Soul)  placé en détention par le procureur après son énième audition –interrogatoire- par les fins limiers de la brigade de recherche de la gendarmerie nationale ivoirienne, on voyait venir la chose en raison de la détérioration entre le président Alassane Ouattara et son ancienne marionnette, Guillaume Soro, mais sans trop y croire, convaincu, que les services rendus par Soro à Ouattara dans son entreprise de déstabilisation de la Côte d'ivoire pour arracher le pouvoir dans le sang empêcherait le détenteur du pouvoir de franchir le rubicond.

La preuve, Kamaraté a déféré plusieurs fois aux convocations de la gendarmerie, et est revenu à chaque fois serein, donnant l'impression d'avoir convaincu ses vis-à-vis de son innocence.

Une certaine opinion en Côte d'Ivoire avait même fait croire que l'affaire de la cache d'armes découverte chez le directeur du protocole de Soro était une affaire montée de toutes pièces par des adversaires politiques de l'ancien leader de la rébellion au sein du RDR (parti au pouvoir), et que les plus hautes autorités avaient décelé le manège. Tandis que pour une autre, il ne s'agissait ni plus ni moins que d'une infime partie des armes récupérées des mains des tueurs recrutés par le tandem maléfique Ouattara-Soro pendant la crise armée postélectorale, et dont la garde avait été confiée à Soro pour le cas où…, et que celui-ci avait à son tour placées sous la responsabilité de son homme de main Kamaraté. Ce qui ne devait pas prêter à grande conséquence.  

Hélas !, Ouattara a fini par lâcher son allié aujourd'hui en rupture de ban, en lâchant sur lui ses affidés.

Le début de la descente aux enfers vient ainsi de commencer avec cette mise au cachot de Souleymane Kamaraté, et il semble que Guillaume Soro qui a senti venir le roussi, et qui ne séjourne plus depuis quelques semaines en Côte d'Ivoire, aurait opté de se mettre définitivement à l'abri.
 
Lundi, des sources médiatiques citant le Secrétariat Général de l'Assemblée Nationale ivoirienne, l'ont annoncé en route vers la Russie où  il prendra part à la 137è Assemblée de l'Union Interparlementaire.

Sauf que le nouveau globe-trotter qu'est devenu Guillaume Soro est quand même entouré de vice-présidents de l'Assemblée Nationale et qu'il peut déléguer l'un d'eux pour représenter e parlement à certains conclaves internationaux, notamment par ces temps où ses troupes sont malmenées dans tous les sens par les partisans de Ouattara, qui les ont presque frappés d'ostracisme.

De ce fait, l'annonce du départ de Guillaume Soro  d'un pays d'Europe (sans précision) pour la Russie, ressemble à une façon sinon de se débiner par rapport à ses responsabilités d'homme politique, du moins de prendre des dispositions pour se mettre hors d'atteinte de son roublard et revanchard de mentor.

On a connu par le passé des cas de responsables politiques des dictatures africaines, qui prétextent un voyage à l'étranger, et qui, de là annoncent officieusement la rupture avec le pouvoir et se convertissent en opposants radicaux des systèmes qu'ils ont jadis soutenus.

C'est une situation qui n'a pas échappé à Alain Lobognon, un ancien ministre, partisan de Soro, qui en sait davantage sur ce qui se trame à travers l'affaire Kamaraté.

D'où sa sortie ce lundi sur Twitter, dans laquelle il dévoile à mots à peine voilés, le climat de chasse à l'homme fratricide qui prévaut au sein du sérail : « Nous croyions que rien n'empêcherait plus la Démocratie de s'exprimer en Côte d'Ivoire, nous nous sommes trompés ». faisant clairement savoir, que c'est Soro qui était visé par l'affaire de la cache d'armes, il ajoute : « Quand tu as été témoin des événements politiques en Côte d'Ivoire depuis 1990, harceler un citoyen pour atteindre un autre ne doit pas étonner ».   

Ndam Njoya Nzoméné



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