Cameroun : Et Paul Biya envoya promener le Fameux Ndongo !(Vidéos)

Posted on January 7, 2018 22:31:21 Filed in Cameroun



Jacques Fame Ndongo, ministre de l'Enseignement Supérieur, et fameux idéologue à ses heures perdues, d'un Paul Biya "créateur" dont les ministres –et a fortiori tous les Camerounais- ne seraient que des "créatures", avait certainement quelque chose à dire à son tout-puissant "CRE-ATEUR" ce vendredi 05 janvier de l'an de (dis)grâce 2018, jour de présentation des vœux des corps plus ou moins constitués et constipés au grand manitou de la république. Mal lui en a pris, malheureusement. Et en mondovision (!), s'il vous plaît !

Sûr que les jours qui ont précédé  la cérémonie de présentation des vœux des corps constipés… euh, constitués, le brave ministre n'a pensé qu'à ça. N'a rêvé que de ça : la rencontre de la créature avec le créateur, si souvent distant, si souvent absent, pris qu'il est entre de très fréquents brefs longs  ou longs brefs séjours à l'étranger, que ses détracteurs lui ont collé le sobriquet peu flatteur "ressortissant suisse de temps à autre en visite d'inspection coloniale au Cameroun".



Dieu seul sait ce que la fameuse créature biyaienne, avait conçu dans son cerveau de capacité #32gigas sont supérieurs à 500 gigas#,  en termes de dithyrambe alambiquée, pour en mettre plein l'ouïe des mots savants de sémiologue de formation, au créateur qu'il n'a manifestement pas revu depuis le dernier Conseil des ministres qui date de Mathusalem.   

Et comment les étudiants de toutes les universités existantes et à venir du Cameroun étaient heureux du "cadeau de Noël" que le généreux guide éclairé leur avait fait sous la forme de note books bon marché appelés ordinateurs portables dernier cri, au frais du contribuable camerounais qui ne demandait pas qu'on alourdisse ainsi inutilement sa charge de dettes.



Et comment les 500.000 étudiants, bénéficiaires d'ordinateurs portables électoraux, leurs pères et mères (1 million d'âmes), leurs frères et sœurs, oncles et tantes, cousins et cousines, leurs amis (anciens, nouveaux et permanents, de la diaspora  et du terroir), leurs enfants et futurs enfants, ainsi que les amis ou futurs amis de ceux-ci, sans oublier leurs milliers d'enseignants, leurs familles à eux, ainsi qu'amis, collatéraux et connaissances, soit des dizaines de millions de potentiels électeurs, étaient si reconnaissants de la magnanimité présidentielle, qu'ils n'avaient plus de cesse de louer le CIEL pour que les jours de l'astucieux donateur d'ordinateurs qui sait endetter le Camerounais pour s'offrir sans frais une grosse pub, soient prolongés jusqu'à jusqu'àààààààààà… !



Et comment toutes ces dizaines de millions de personnes dont le nombre dépasse le nombre des Camerounais de toute la terre, lui avaient demandé de transmettre au donateur d'ordinateurs leur promesse de voter à 100 pour… sang pour lui à la prochaine élection présidentielle à laquelle ils le prient humblement, à genoux, les larmes aux yeux et la main sur le cœur, de bien vouloir avoir l'amabilité de leur faire l'honneur d'être naturellement le candidat "naturel » du Grand parti naturel…, que dis-je, national !
Le ministre avait certainement bûché toute cette glose qu'il allait débiter d'un trait, quand viendra enfin son tour.

Puis vint le moment fatidique !

Le visage du fameux "ministre-créature" était devenu un large sourire. Comme tous ces flatteurs qui vivent de l'ingénuité de ceux qui aiment à se laisser berner par leurs contes de fées, il allait éblouir son quasi-nonagénaire créateur qui n'allait y voir que du feu. Bref, il allait se faire voir, lui qui  parle le français comme s'il l'avait créé.

Mais le Prince (de Machiavel) n'était pas d'humeur à se laisser conter. A peine avait-il serré les pinces du fameux Jacques Fame qu'il demandait déjà à un autre "salueur" de circonstance de présenter les siennes. (Regardez la vidéo ci-dessus).

Piteusement, le bon Jacques voulut insister, parti qu'il était pour un brin de causette avec le créateur.  "Prési" n'eut même pas la politesse de le foudroyer d'un regard pouvant signifier « ton temps d'antenne est fini, f… moi la paix ».  Silence. Et au suivant !

Le bon Jacques fit quelques gestes en l'air, soliloqua quelques secondes, puis se résolut  à débarrasser le plancher, la déception en coin.

 Il devra cependant se consoler. L'empressement du président Biya à saluer le faiseur de vœux suivant venait simplement donner de l'étoffe à une fumeuse théorie que lui, le fameux Fame Ndongo, s'est appropriée et ne cesse de bassiner les oreilles des pauvres gens, à savoir que les « raisons du président ne sont pas les raisons de tout le monde ». Ne dit-on pas que quand on dessine le diable sur le mur, il finit par entrer dans la maison ? Il se peut finalement que le temps (des vœux) du président ne soit pas celui des ministres bavards.

Alors Fame peut toujours rentrer dans les amphis pour faire son petit bavardage soporifique du genre « « la communauté universitaire en général qui dit merci à son excellence Paul Biya, Chef de l'Etat, apôtre de la nation gouvernante universitaire pour ce don universitaire exceptionnel et inédit », et faire comprendre aux étudiants qu'il prend pour des benêts, qu'en achetant 500.000 ordinateurs à 75 milliards de francs CFA, l'unité revient à 300.000.

Une alchimie mathématique incongrue ajoutée à celle des 32 Gigaoctets SSD qui sont supérieurs ou égaux  aux 500 Gigaoctets sur les disques HDD, permettent de comprendre pourquoi le Cameroun va tant à vau-l'eau : ceux qui dirigent ce pays sont nuls en calcul. Le simple un plus un égale deux  (1+1 = 2) les dépasse. Et ils ont le culot de demander très souvent : « Vous voulez que Biya parte, mais qui va le remplacer » ? La réponse est pourtant là qui crève les yeux : ce sera celui-là qui aura au moins le souci de recruter des ministres qui savent que quand on dépense 75 milliards de francs pour acheter 500.000 ordinateurs, chaque ordinateur revient à 150.000 francs.

Ndam Njoya Nzoméné



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